Ces temps-ci, mon journal facebook s’orne régulièrement d’un sourire vivant et chaleureux, du visage d’un ami : Ayerdhal. Tous lui rendent hommage à la mesure de son talent (immense) et de son engagement (sans limites). Je voudrais pouvoir en faire autant, parler de ses livres, du Droit du Serf dont il était l’initiateur et de ces quelques semaines où il nous taraudait en nous agitant sous le nez la loi sur les Indisponibles alors en débat à l’Assemblée nationale et en nous pressant de réagir…

J’ai juste un peu de mal à trouver les mots, un peu (beaucoup) mal tout court. La blessure du départ de Gudule n’est pas encore cicatrisée, et je n’avais pas su parler d’elle comme je l’aurais voulu, tant ça touchait à l’intime, pour moi.

J’ai mal égoïstement, et j’ai mal à Sara, avec qui nous avions déjà partagé des deuils, Roland, Alain…

Et puis, encore plus égoïstement, je suis sacrément heureuse de les avoir connus, ces gens-là, dont j’admire l’œuvre et l’humanité. Sacrément fière qu’ils m’aient comptée au nombre de leurs potes !

Alors oui, un sourire. Des souvenirs plein la tête, et d’énormes câlins à celles et ceux qui restent, et des livres à lire, et des combats à mener. En attendant de se retrouver.

Salut Yal, à bientôt !