... le 26 février à 15 h 30, pour « poser toutes les questions et obtenir des réponses sur le réseau social Twitter via le hashtag #AskOettinger ». Peu importe que lesdits citoyens ne soient pas disponibles pendant cette unique heure, peu importe qu’ils n’aient pas un débit internet leur permettant de « discuter » avec Günther Oettinger. Oui, peu importe, puisque tout ceci n’est que poudre aux yeux et propagande !

Twitter ! Où chaque post ne doit pas dépasser 140 caractères, espaces incluses ! À ce compte-là, ça n’est plus du droit d’auteur, c’est de la censure !

Allez, soyons honnêtes, Julia Reda avait donné son e-mail, il y a quelques jours (j’ai ainsi pu lui envoyer un courriel reproduit ici) et elle publie sur son blog les réactions diverses et variées à son rapport.

Rappel, on peut télécharger le rapport Reda ici, en anglais et en français. Dans la version anglaise, il y a 14 occurrences du mot « author ». Dans la VF, il en a 69 occurrences du mot « auteur », les 14 plus toutes celles où il est question de copyright, abusivement (et mensongèrement) traduit par « droit d’auteur ».

Il est bien évident que Julia Reda n’est pas responsable de cette mauvaise traduction. J’ose toutefois espérer qu’elle est au fait des différences entre le copyright et le droit d’auteur, et j’aurais aimé que son rapport débute par une définition claire et précise de ce dont elle parle, c’est à dire du copyright, et continue par la proposition de ne pas glisser de sens en imposant une traduction fallacieuse.

Pour mieux comprendre les différences entre le droit d’auteur et le copyright et la raison, je conseille cet excellent article signé Lionel Davoust.