Quand les sommets lointains se festonnent de nuages,

Lorsque le vent forcit à faire tournoyer,

Que les feuilles s'arrachent des verts peupliers,

Que les noyers grêlent dru leurs fruits sur nos têtes,

Que les grondements roulent tout là-haut sur les crêtes,

Alors c'est là le signe que les dieux sont en rage.

Quand le sable s'élève et s'avance en crissant,

Que des tornades se forment et vont, menaçant

Ce qui par malheur est sur leur voie, spiralant,

Quand le tonnerre éclate, annonce enfin l'orage,

Quand les vagues se haussent pour embrasser l'éclair,

Alors c'est qu'il est temps de déserter la plage

Avant que, délaissant toute pudeur amère

L'océan déchainé n'exhibe sa colère

Et ne détruise tout, le long de son passage.

Quand les sommets lointains se festonnent de nuages,

Lorsque le vent forcit à faire tournoyer,

Que les feuilles s'arrachent des verts peupliers,

Que les noyers grêlent dru leurs fruits sur nos têtes,

Que les grondements roulent tout là-haut sur les crêtes,

Alors c'est là le signe que les dieux sont en rage.

Quand le sable s'élève et s'avance en crissant,

Que des tornades se forment et vont, menaçant

Ce qui par malheur est sur leur voie, spiralant,

Quand le tonnerre éclate, annonce enfin l'orage,

Quand les vagues se haussent pour embrasser l'éclair,

Alors c'est qu'il est temps de déserter la plage

Avant que, délaissant toute pudeur amère

L'océan déchainé n'exhibe sa colère

Et ne détruise tout, le long de son passage.